La Fondation Centre Culturel Franco-Allemand de Karlsruhe est présente à la foire ART KARLSRUHE, du 4 au 7 mars 2010. C’est dans ce cadre qu’elle présente les travaux d’artistes français représentatifs dont Marc Ledogar.


Une photo de Karlsruhe du parc en face de la gare . Une belle manière de faire sa sieste.


Retrouvez le Stand de la Fondation au HALL 4 N° L04

Pour voir quelques images de la TV France3 du journal du 6 mars 2010 - une petite interview se trouve à la minute 10mn22 de la vidéo - choisir la date du 6mars dans les carrés sous l'écran après avoir cliqué sur TV

 

 

Titre - Le Cantique des cantiques.

Format - Vertical 41x33 cm.

Technique - Impression Lambda et finition diasec.

Pièce unique.

 


Ce thème biblique issu de l’Ancien Testament est le plus beau des cantiques. Il s’agirait en fait d’un d’amour entre une jeune fille (une Sulamithe, convoitée par le roi Salomon) et un berger. Marc Ledogar n’est pas un théologien, ni un spécialiste des écritures sacrées.

Il aime beaucoup revisiter l’iconographie religieuse pour lui donner une nouvelle fraîcheur d’actualité.

La beauté des poèmes du texte ainsi que l’ambiguïté de son interprétation selon le point de vue et l’analyse de la religion dans laquelle on se place constituent une source d’inspiration.

Ce texte balaye aussi un mélange de cultures et d’origines diverses. Il est contemporain par sa suite intemporelle de poèmes et de chants d’amour qui, alternés nous indiquent que l’amour est fusion.

Le Cantique des cantiques a inspiré Gustave Moreau, Marc Chagall, René Baumer, Petrus ou Anne Rothschild. De l’image au son il n’y a qu’un pas. Les chanteurs comme Peter Pringle, Karen Young ou Alain Bashung se sont exprimés sur ce thème sensuel.

Marc Ledogar a découvert ce texte grâce au peintre Camille Claus.


Le peintre avait en effet réalisé un tryptique sur ce thème qui se trouve au Musée historique de la ville de haguenau. Cette même ville de Haguenau a permis à Marc Ledogar d’exposer en 2009 une série de tableau reprenant les mêmes thèmes que Camille Claus. C’est dans une présentation assez originale que les visiteurs de l’exposition ont pu découvrir une trentaine de thèmes dont les images de Marc Ledogar se sont trouvés en face de celles de Camille Claus.

Le tableau présenté à l’occasion de Art Karlsruhe a fait parti de cette exposition.

Marc Ledogar a voulu dépasser l’abstraction de Camille Claus. Le paradoxe de l’œuvre est que son interprétation pour l’oeil du spectateur, en l’absence de l’information des intentions de l’artiste, reste une source de liberté d’appropriation.

De part et d’autre de la sphère rouge centrale, deux formes vaporeuses. Sont-elles humaines ou suggèrent-t-elle l’humain ? Cette sphère est-elle un obstacle ou le signe d’une fusion ? L’artiste s’est placé dans le doute tout en proposant une image interrogative mais non agressive.

 

Marc Ledogar va exposer au Centre Culturel à Karlsruhe en novembre 2010.

 

L'exposition de Haguenau en 2009.

Marc Ledogar a eu l'occasion de se rendre à plusieurs reprises chez Camille Claus pour lui montrer ses travaux artistiques.

Le jeune homme admiratif venait pour apprendre et repartir avec le sentiment de pouvoir aller plus loin. Le regard du maître était rude et sans cadeau... Le dialogue se limitait à l'enseignement. La dernière rencontre date d'un an avant sa disparition.

Il faut accepter et comprendre les épreuves pour pouvoir continuer à évoluer. Cela ne remet pas en cause la liberté de faire son inventaire.

Cette exposition a pour but d'ouvrir un dialogue entre le maître et le jeune homme. Ce dialogue n'est qu'un certain regard car toutes nos trajectoires sont différentes. La base de l'exposition se trouve dans l'oeuvre de C.C. et plus particulièrementdes images se trouvant au Musée Historique de Haguenau. Marc Ledogar va répondre à ces images par d'autres images. Une autre partie est consacrée à la partie centrale du livre "La traversée de l'ombre". Ce sera une réponse par le Verbe. Le choix des thèmes est basé sur les propres interrogations d'aujourd'hui du jeune homme devenu homme.

Les réponses ne sont pas figées, mais correspondent à l'état d'esprit du temps présent. Marc Ledogar reste optimiste et curieux sans tomber dans quelque  dogme que ce soit.

L'homme peut aujourd'hui tendre la main, ce que le jeune homme ne pouvait pas. Vouloir ne signifie pas pour autant pouvoir ni savoir. Les combinaisons de ces trois actions tendent vers l'infini.     

Pour éviter un monologue, cette exposition ouvre le dialogue vers de nombreux amis et admirateurs de C.C. et, plus particulièrement, l'association "l'île du peintre C.C.". Elle s’est complétée par une installation de Marie-France Genochio Steinmetz et d'Aurélien Brotons. Le jour du vernissage, René Egles a témoigné à son tour, grâce à la profondeur de ses paroles et la beauté de ses accords. Simone Morgenthaler nous a fait partager quelques moments de douce lecture.

Une causerie publique a permis à tous de participer à cet échange. Elle a été animée par Raymond Matzen, une mémoire vivante de l’Alsace le long de ce fleuve, le Rhin, qui à son tour serpente sûrement pour dialoguer avec d'autres cultures. Un essai de dialogue est un espoir de se revoir...